Aprés deux semaines de censure les médias officiels se réveillent enfin sur ce qui s'est passé le mardi 11 Octobre a Montreuil
Extrait d'un article de libérachions le journal des start eupes et des bobos
A Montreuil, les CRS font déménager sans ménagement
Des témoins molestés lors de l'évacuation d'un immeuble vétuste.
vendredi 28 octobre 2005
Beaucoup l'ont vu, ce soir-là, devant la maison de quartier Lounès-Matoub à
Montreuil. Une lycéenne : «Un type, un vieux aux cheveux blancs, que les CRS
ont poussé et fait tomber dans le caniveau. Il s'est relevé difficilement, ils
l'ont poussé encore... Il était couvert de sang.» Paul, un habitant du
quartier, lui-même frappé à trois reprises : «Un CRS m'a précipité contre une
voiture avec un coup violent à la poitrine, je me suis relevé, j'ai pris un
second coup. Je ne pouvais plus respirer, j'ai traversé la rue et un autre CRS
m'a projeté à terre, quelqu'un m'a ramassé.» Paul suffoquait, les pompiers
l'ont soigné : «ils m'ont placé un masque à oxygène.» A côté de lui, «les
pompiers s'occupaient aussi d'un monsieur d'environ 70 ans, aux cheveux blancs,
il avait l'arcade sourcilière ouverte. Il était plein de sang.» Cet homme en
sang, c'est Jean-Pierre Bastid, 68 ans. Ecrivain connu de romans policiers et
également fervent soutien des sans-logis.
Soutiens. Ce 11 octobre à Montreuil, tout un quartier est en émoi. Un immeuble
vétuste de la rue du Gazomètre a été évacué par la police. Des familles, des
enfants, des célibataires sont à la rue. La Ddass leur a proposé trois nuits à
l'hôtel en Seine-et-Marne et dans l'Essonne qu'ils ont refusées.
«Clairement, c'était inacceptable, assure Jean-Jacques Serey, maire-adjoint de
Montreuil, la Ddass a mal travaillé, on ne va pas chercher des hébergements
dans l'Essonne quand des enfants sont scolarisés à Montreuil !» Toujours est-il
qu'accompagnés d'un groupe, les expulsés occupent la maison de quartier
Lounès-Matoub. Comme souvent dans ces histoires, des soutiens affluent. «Des
gens avaient été expulsés, ce n'est pas bien. J'y suis allée, on a squatté
Lounès-Matoub», raconte la lycéenne. Paul était avec sa fille de 8 ans,. «Nous
étions tous solidaires de ceux qui avaient été jetés à la rue, avec leurs
enfants scolarisés, qui n'avaient rien et à qui on n'avait proposé que trois
nuits à l'hôtel. Dans le quartier, chacun se débrouillait pour les aider,
c'était formidable...»
Bastid fait partie, avec sa femme, de ceux qui occupent le centre social aux
côtés des familles. La directrice de l'école maternelle Marceau où sont
scolarisés plusieurs des enfants expulsés s'est elle aussi rendue à
Lounès-Matoub : «Ma première préoccupation, ce sont les enfants et leurs
familles. Avec deux institutrices, nous avons gardé cinq enfants pendant trois
jours, pour leur éviter ce chaos.» Quand les CRS sont arrivés, «je voulais
convaincre les familles de sortir dignement du centre, dit encore
l'enseignante, je suis entrée par une petite porte. Un CRS est arrivé
par-derrière et m'a enserré la tête. Ils étaient trois dans ce petit couloir,
j'étais seule avec eux. J'ai reçu un poing dans l'oeil droit». La directrice,
60 ans, est sortie, «je ne voyais plus, je pleurais». Elle souffre d'un
déchirement de la rétine, et voit avec difficulté.
Plainte. Vers 20 heures, les CRS évacuent le centre social. C'est là que Paul et
Jean-Pierre Bastid ont été tabassés. Pour ce dernier, Me Irène Terrel a déposé
plainte auprès du procureur de Bobigny. Témoignages et photos à l'appui.
L'écrivain y raconte comment, en compagnie des familles, il a assisté aux
portes fracturées par les policiers. Evacué sans ménagement, il est «projeté à
terre et piétiné», puis, quelques minutes plus tard, «deux CRS se sont
précipités» et lui flanquent «un violent coup de poing sur le nez». Puis vient
«un violent coup de matraque à la tête» de la part d'un «policier en civil».
Enfin, «tandis que je titubais, rapporte Bastid, ils m'ont projeté et je suis
tombé à la renverse sur les grilles». Les pompiers l'ont emmené au centre
hospitalier. Bilan : traumatisme crânien, nez fracturé, côte cassée, paupière
déchirée... Le parquet de Bobigny a confié l'enquête à l'IGS, la police des
polices. Là où se trouve aussi, depuis lundi, la plainte de la directrice
d'école «j'étais allée d'abord au commissariat mais ils ont refusé
d'enregistrer ma plainte».
Occupation. Du côté de la préfecture, on fait savoir que «les policiers n'ont
fait que se défendre devant des jets de projectiles, des appels à rébellion et
des outrages. Auxquels se sont ajoutés des jeunes venant de cités voisines qui
voulaient en découdre. Il y a eu des heurts, mais nous n'avons aucun
signalement de personnes blessées». Ces jets, personne ne les a vus. Même pas
ceux qui étaient opposés et même choqués par l'occupation du centre social. «Je
ne comprends pas cette violence. A aucun moment je n'ai été agressive, je n'ai
insulté personne, même quand j'ai pris le gnon, j'ai juste dit "Monsieur, vous
m'avez fait mal".» assure la directrice de l'école Marceau.
Mercredi, la sénatrice communiste Nicole Borvo a saisi Pierre Truche, président
de la commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS), de «ces
violences policières d'une rare intensité».
Pour les prochaines actions sur montreuil
contre le maire " apparenté communiste et collabo sarkozyste notoire une liste existe
Solidariteexpulsion93@rezo.net
http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/solidariteexpulsion93
BRARD COLLABO SARKOZYSTE BOBOS COLLABOS
PIRE QUE STALINE PIRE QUE TIBERI JEAN PIERRE BRARD EST A LA MAIRIE
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